dimanche 29 mars 2009

[Day 11] The Shunshine State of Florida Day 3 - Fort Lauderdale, Day 1 : de longs transferts...


Après 2 nuits et une journée passées à Orlando, aujourd'hui dimanche, direction le Sud-Est de la Floride, Fort Lauderdale, se situant à environ 1h au nord de Miami.

Levé à 5h30, sous une pluie d'orage, mon programme pour rejoindre l'auberge est prêt: il commence tout d'abord par 2h de bus local... un premier qui me remmène chez Disney, un deuxième d'1h qui m'emmène au centre-ville et plus particulièrement au terminal des bus Lynx (après avoir loupé mon arrêt, m'étant endormi, mais heureusement, le prochain bus part du terminal), et un dernier pour me rapprocher de la station Greyhound, pour les cars de plus longs trajets. Un billet, une valise trop lourde (donc déchargement de quelques affaires), et direction le premier arrêt : Kissimmee!! c'est-à-dire là où se situait mon auberge... même si Kissimmee est assez grand, en ayant su cela, j'aurais pu sûrement gagné une heure de sommeil... bref, je la récupère dans le car, le trajet durant plus de 4h - je ne les ai pas trop vu passées...

Arrivé enfin à Fort Lauderdale, je tente d'étudier le plan qui m'est fourni dans le guide, et un plan local. Mes notes m'indiquaient de rejoindre le terminal de bus locaux, à 4 patés de là pour prendre la ligne 11. Une fois trouvée, le bus s'échappe, le prochain étant dans une heure, je décide d'y aller à pieds (après avoir passé du temps à trouver la direction à prendre, le système de rue N/S et E/O n'étant pas évident à bien saisir: tout part d'un point centrale du centre-ville, croisement entre une avenue et un boulevard - car les boulevards sont dans un sens, et les avenues dans l'autre). J'arrive à l'auberge... 2 heures plus tard, en nage, traînant ma valise et mon sac sur le dos, sous un temps toujours couvert mais lourd. Sans la moindre échelle, les distances sur mon plan n'étaient pas les mêmes... ils manquaient la plupart des rues !!

L'auberge, The Deauville, ressemble à un motel: en bord de l'Ocean Drive, le boulevard longeant toute la côte, pas mal de vieux résidants semblent s'y être installés depuis un moment, dont Giovanni, mon colocataire de chambre, une sorte de babacool tatoué aux cheveux gris et longs et aux grosses lunettes de lecture. Ma chambre, la 302, est plutôt un appartement: entièrement équipé, cuisine, salle de bain, toilettes, chambre avec 2 lits superposés (dont le mien), salon avec 1 lit superposé, meubles et placards. Le wifi fonctionne parfaitement, il manque juste des casiers à cadenas - mes affaires resteront enfermées dans ma valise. Tout semble correct, les draps que l'hôte m'a remis sortent du lavage, un petit tour dans la salle de bain et là, c'est pas la joie... Le ménage, pour Giovanni, n'est visiblement pas une des priorités... la cuisine est un peu dans le même style... Bref, nous ferons avec, pour les deux nuits que je pense passer ici.

Au centre de l'auberge, il y a ce qu'on pourrait qualifier de salle commune : la piscine. Assez sympatique, un filet de volet a été installé au milieu, et tout au tour, plusieurs transats sont disposés. Il y a également un coin bar avec télé, et un coin barbecue. C'est la partie la plus sympatique. Mais après y être passé à deux reprises, je me pose la question: mais où sont les jeunes ? dans leur chambre peut-être, ou sortis... ou il y en a tout simplement pas! Nous verrons demain.

La plage est à 5 minutes à pieds: c'était l'une des raisons pour lesquelles j'avais choisies cette auberge. C'est en fait une petite plage, non surveillé, longeant les clôtures des maisons. Le sable n'est malheureusement ni tout fin ni tout blanc, c'est un sable comme chez nous, du moins par sa couleur, car il est tout propre. L'océan se dresse donc devant moi, enfin retrouvé. Pour une journée venteuse, l'eau est assez agitée et la température semble à peu près semblable à celle de la piscine. Nous verrons cela, probablement aussi demain !

Pour dîner, j'ai repéré lors d'un premier petit tour dans le quartier - en quêtes des supermarchés et restos du coin - un restaurant italien, chez Nick, à 10 minutes de là. Après cette dure journée de trajet, il était nécessaire de se poser et de manger un vrai repas, les pieds sous la table. J'aurais bien souhaité être sur l'étage-terrasse extérieure, la chaleur étant agréable à cette heure, mais n'ai pu m'installer qu'à l'intérieur sous la fraicheur des climatiseurs. Un plat (chicken parmiggiano) correct et pas trop trop cher (15$ taxes comprises + 1,4 $ de pourboires...).

Voilà une bonne journée qui s'achève. Demain, programme en perspective : farniente à la plage ! Enfin ! Ce sera finalement la première journée où je ne vais, normalement, pas bougé. Pas de petites missions, de visites ou de transferts de prévus. Une première ! J'ai hâte, la fatigue s'étant bien accumulée ces derniers jours. D'autant qu'ils annoncent très beau temps. Ah, seul problème, je n'ai plus rien à lire : un livre en anglais ? lequel ? un conseil ? bon, en attendant, je rebouquinerai une fois de plus mon guide.

Petite anecdote pour conclure: lors de mon repérage de quartier, je suis tombé, côté "canal" - puisque Fort Lauderdale dans cette partie est découpée en petites rivières ou canaux -, sur le bar-club visiblement un peu branché du coin : grosses voitures à l'entrée, déco cocotier, et une fille qui fait hurler le public depuis son micro sous une musique "dynamique". Je m'approche, et je vois tout le monde attroupé, gros bâteaux compris avec équipage sur le pont c'est-à-dire aux premières loges, autour de la piscine : à peine arrivé, j'assiste donc à un des spectacles typiques floridiens: le concours de miss bikini sur bord de piscine. Des demoiselles typiques américaines ou latinos... Durant le défilé ou plutôt la pose, l'animatrice rappelle à tout le monde qu'il ne faut surtout pas manquer après l'élection, les Gipsy Kings! Je ne suis pas resté.

Vincent, from Fort Lauderdale.

samedi 28 mars 2009

[Day 10] Le monde merveilleux de Mickey et tous ses amis...


Florida - Day 2 / Orlando - Day 2

Orlando étant la patrie des parcs d'attractions et particulièrement, de monsieur Mickey Mouse, je me devais d'aller faire un tour par là ! L'entrée du parc ou plutôt d'un des 4 parcs étant hors de prix surtout quand on y va tout seul, j'opte pour les parcs optionnels, moins cher, à savoir l'un des deux parcs aquatiques. Bizarrement, seul il coûte 40 $, mais quand on veut l'ajouter au parc principal, il coûte 50$... autant les acheter séparément...
Bref, direction donc Disney après avoir étudié quelle ligne de bus prendre : ce n'est pas compliqué pour une fois, c'est le 56 et il va directement chez Disney, au Transportation & Ticket Center. Après être passé dans Celebration, la ville spéciale créée par Disney, nous passons sous une arche nous annonçant notre entrée dans Disney World. Et là, c'est des quatre voix qui se croisent pour aller d'un bout à l'autre du domaine. C'est gigantesque, et, ce n'est certainement pas faisable à pieds. Outre les nombreuses navettes bus spéciales Disney pour aller d'un parc ou d'un hôtel à un autre, il y a aussi les monorails, sortes de métro futuristes qui circulent dans l'air vers les principaux lieux. Ou encore les bâteaux qui traversent le lac Buena Vista notamment pour aller au Magic Kingdom. Bref, c'est toute une industrie énorme, un monde à part!

Au Ticket Center, pour acheter les billets, je constate que les américains sont vraiment des américains !! Plutôt que de marcher un peu plus, ils se dirigent droit sur les fils où il y a déjà du monde. Hors plus loin, à l'autre bout des guichets et bornes (et pour une fois, ce n'est pas si loin!), il n'y a pourtant quasiment personne !! C'est tant mieux, cela me permet de passer directement. La mission suivante, est de comprendre comment on peut rejoindre son parc, en utilisant les différents moyens cités. Mais le mien, étant un parc secondaire, n'est pas une destination évidente. Il faut d'abord se rendre par monorail à l'hôtel polynésien puis prendre une navette pour l'Animal Kingdom qui passe aussi par le Blizzard Beach puisque c'est le parc que j'ai choisi : un parc aquatique donc, mais dans une ambiance station de ski. Cela m'intriguait...

Le parc est de taille moyenne et contient une dizaine d'attractions. Une grande partie se font sur des bouées, seules, à deux ou à plusieurs suivant les cas. Mais l'attraction principale, le Summit Plummet, symbole du parc, se situant en haut du Mont Guhsmore, est un toboggan en chute libre ! Le plus rapide du monde ! Il vous fait descendre les 36,50m à la vitesse de presque 100km/h ! C'est assez impressionnant et très stressant une fois en haut du fameux Mont et que vous prenez place pour faire la descente ! Je l'ai fait deux fois ! 2 fois de suite d'ailleurs, je ne l'aurais pas refait sinon. En plus, aujourd'hui, le vent soufflait énormément, et encore plus en haut. De là-haut on voit que de la forêt partout avec par endroits, un bâtiment qui ressort : un hôtel ou un des bâtiments symboles de chaque parc. Et là, on constate qu'on est au moins aussi haut que ces bâtiments... Une fois assis dans le haut du toboggan, on ne voit pas ce qu'il y a en-dessous, seulement autour. C'est extrêmement raide et il faut attendre que la barrière se lève. Et on se lance, jambes et bras croisées. Une sensation assez effrayante sur les premiers mêtres, on tombe carrément à pique, puis on prend une vitesse impressionnate, on voit pas grand chose, et ça dure que quelques secondes! Mais c'est à faire! En dernier, pour que les autres attractions restent quand même à sensation.
Autrement, il y a aussi une rivière qui fait tout le tour du domaine: là, c'est tout l'inverse, c'est idéal pour se laisser tranquillement bercer au soleil, quand il y en a ! Car malheureusement, surtout quand je suis arrivé d'ailleurs, le temps n'était pas au top, il faisait presque froid avant d'arriver au parc (en t-shirt), mais petit à petit, le soleil à percer et la chaleur floridienne est quoiqu'il arrive, toujours là.

Finalement, pensant passer une journée tranquille, j'ai enchaîné les attractions, peut-être parce que ce n'était justement pas grand soleil. Mais c'était assez sympa, le seul regret, c'est qu'au final, contrairement sûrement à tous les autres parcs, cela manque presque de personnages Disney : le style est là, les musiques aussi (des musiques de noel !), mais aucun personnage en statues ou déambulant à droite à gauche... donc, on pourrait presque se croire dans n'importe quel parc aquatique... presque!

L'aventure continue !

Vincent, from Orlando - day 10

vendredi 27 mars 2009

[Day 9] De Montréal à Orlando...

The Sunshine State - day 1 / Orlando - day 1

Et voilà, après une semaine passée déjà ici, je quitte le Québec et le Canada.
Levé à 4h20 pour prendre l'aérobus à 5h (un toutes les heures), qui, normalement, met 45 minutes pour atteindre l'aéroport, mon avion étant prévu à 9h20 ; j'y arrive à 5h20. J'ai donc quatre heures devant moi !! S'en suit le rituel de la fouille américaine: sac à ouvrir, ordinateur à sortir, chaussures et objets métalliques à enlever, etc.
Puis... alors que je somnole un peu pour faire passer le temps, je me rends compte qu'il ne se passe pas grand chose, l'heure pourtant approche enfin ! Constat sur l'écran : vol retardé, 10h25... Ok, ça devrait quand même aller avec mon prochain vol à Philadelphie (puisque le transfert se fait de nouveau là-bas), j'avais un peu plus de 2h d'attente sur place de prévues.
Puis... idem ! Aucun avion en vue et... nouveau retard : 11h15 ! Ce qui fait quand même que je suis arrivé 6h à l'avance !! Et le pire, c'est que ce nouveau retard me faisait cette fois rater le prochain vol. J'ai donc dû être réenregistré pour le vol d'après partant de Phila.. celui de 15h55, soit 2h15 de plus que l'heure initiale, avec une arrivée sur Orlando à 18h30. Moi qui voulait ne pas arriver trop tard, sachant le trajet pour l'auberge assez long et technique...

Les vols sont assez rapides, malheureusement pour une fois que j'ai le hublot, il fait tout gris! J'ai simplement aperçu Daytona Beach quelques instants avant que l'on bifurque vers le centre pour faire notre atterrissage, avec vue également sur Orlando, dont les alentours sont un vrai gruyère, truffés de lacs, aux bords desquels on peut souvent apercevoir des grosses maisons.
Une fois arrivée, il s'agissait à présent soit de comprendre le système de shuttle - des navettes qui emmènent directement à l'endroit souhaité, normalement pour 19$ -, soit de trouver les bus locaux, pour 4$ mais 2h de trajet. Allez, l'aventure jusqu'au bout, allons-y pour les bus !

Après deux changements, en demandant à chaque fois que le chauffeur m'indique quand descendre parce que sinon c'est un peu impossible !!, me voilà enfin à l'auberge Palm Lakefront, au bord du lac Cécile. A mon arrivée, les "mamas" sont assises devant leur porte, un cubain joue au basket, il fait nuit et pourtant encore chaud, oui je suis bien en amérique !!

Dans la chambre, Paul, un vieil indien avec son accent typique, prend sa douche dans le noir. Cristobal, un brésilien, a l'air un peu perdu comme moi ! Matt, l'américain du Maine, est là pour faire des affaires et aller aux studios Universal. Puis un autre indien - je n'ai pas saisi son nom -, souhaite absolument que l'on trouve un moyen d'aller au Kennedy Space Center pour moins cher que celui organisé par l'auberge. Les deux indiens sont très bavards, très sympas. Paul est vraiment amusant et me fait penser aux histoires de l'oncle jik en australie...

La chambre, elle, est tout à fait correct, il y a des placards que l'on peut fermer par cadenas, nous avons une douche, un lavabo et des toilettes, pour un dortoir de 8 personnes, mais nous sommes donc que 5. Demain je déciderai entre me lever tôt pour aller à Cap Canaveral (il y a en plus la navette Discovery qui doit atterrir à midi !!), mais pour 99$, ou bien passer une journée tranquille dans un parc aquatique de DisneyWorld, pour 40$, le temps annoncé étant beau.
We'll see that in the morning, or during the night...

Petite anecdote du soir: pour le transfert entre l'aéroport et l'auberge, outre le fait que c'était assez long et pas évident avec les changements de bus et descendre aux bons endroits, le dernier bus était comme qui dirait assez animé! Une dame, genre clocharde, n'arrêtait pas de crier après le bus qui allait la ramener tard chez elle, "come on bus !! i'm tired!!". Pendant ce temps-là, un gars qui venait de chicago débattait du fond avec un gros américain qui lui était pourtant à l'avant, sur le système de transfert d'un bus à un autre jusqu'à ce que le voisin du premier, une sorte d'irish américain, pète les plombs parce que le gars de chicago voulait jamais la mettre en veilleuse... le spectacle était assez drôle, un peu bizarre quand même, surtout quand on est fatigué et qu'on ne connait pas trop la population, les lieux, ni les "coutumes" locales... Enfin au moins, ça m'a occupé !

Vincent, from Orlando - day 9

Constatation : et l'accent Québecois alors ?

Et bien l'accent, on s'y fait vite. C'est toujours assez rigolo d'entendre la prononciation de certains mots, ainsi que certaines expressions bien particulières, mais, ça ne dérange rapidement plus. Parfois, par contre, notamment quand on regarde la télé, il faut bien rester attentif pour tout comprendre, ce n'est pas toujours évident, certains mots employés par exemple n'existent pas toujours chez nous ou sont utilisés dans un autre contexte.
A Québec parait-il, l'accent est encore plus prononcé qu'à Montréal. C'est possible. Je me souviens d'une ou deux personnes que j'ai fait répété deux ou trois fois parce que je ne les comprenais pas du tout... ils parlaient pourtant français.

Constatation : le Québec, au final, comment c'est ?

Au final, le Québec c'est bien sûr assez joli. Mais, ça doit l'être bien plus à d'autres époques : en plein hivers, quand les arbres, les bâtiments et les rues sont recouverts de blanc ; ou à la fin de l'été, avec les arbres en feuilles de toutes les couleurs à ce qu'il paraît.
Là, la neige ou plutôt la glace, n'était plus beaucoup présente, surtout à Montréal, et commençait aussi à fondre à Québec.

Concernant les deux villes, Montréal c'est la grande ville. Assez inégale. Le vieux quartier est assez sympa, le centre-ville aussi, et surtout les promenades et points de vue sur le Mont Royal qui domine la ville, mais sinon, il y a pas mal de travaux et pour une ville type américaine, New York est évidemment beaucoup plus impressionnante et Washington plus intéressante.
Québec, c'est plus petit. Du moins la partie centre-ville, je ne m'en suis pas éloigné sauf pour la traversée du fleuve St-Laurent, du côté de Levis (sans y avoir mis les pieds). Et le vieux centre-ville est très mignon. Malgré le dénivelé, tout se fait facilement à pieds, les bâtiments sont chouettes (notamment le Fort) et les promenades sur les hauteurs le long du fleuve sont très agréables.

Entre Québec et Montréal donc, pour un touriste en tous les cas, ma préférence va pour Québec. En revanche, pour y habiter, Montréal est peut-être plus pratique.

Constatation : le temps au Québec

Peut-être par chance, ma semaine au Québec a été impeccable ! Pas un nuage à l'horizon. A l'exception du dernier jour, le jeudi à Montréal, où s'était gris, et peut être une fin d'après-midi, où il y avait un léger voile. A part ça, ce fut le ciel bleu parfait, sans nuages.
Et quand on est bien à l'abris du vent, en plein soleil, c'est bronzette !! En pull, bien sûr...

lundi 23 mars 2009